My Granpa was a junkie - And Nanny was her dealer -

My Granpa was a junkie - And Nanny was her dealer -
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De l'art d'enculer les mouches...

Sinan, cet été, faudra que je lise "l'art de chier dans les bois", ça doit être intéressant ça...

Et y en a un que j'oublie toujours... En même temps, c'est pas que je l'oublie, non, c'est autre chose. Il fait partie de moi, un morceau de tissus sans vie. Elle l'a pas épargné. Mais il aurait pu connaître pire... J'en ai usé les coutures, le regard et le rembourage pendant tant d'années... Ouais, une partie de moi. Y a toujours lui et moi. M'a toujours supporté, dans les bons moment comme dans les mauvais. Mon vieil ami, celui qui parle jamais, qui reste muet. Avec lui, j'en ai parcouru des nuits blanches... En fait, c'est juste un hommage, l'apologie du trône de mon enfance.



Tu te rapelle ? Je t'ai dit que je cherchais juste un endroit où reposer mes maux. J'me suis promis y a longtemps d'avoir mon foyer. Et bordel, il y fera bon vivre. Fermer les yeux et écouter le vent jouer avec les branches dehors. Je cherche juste un endroit où me réfugier, un refuge pour m'abriter des jours de pluie. Sentir qu'y a rien à craindre, juste là. Ce que j't'ai pas dit par contre, c'est que mon foyer, j'l'ai déjà trouvé. La chaleur de tes bras me suffit, et le vent peut souffler dans les arbres et où il veut, j'm'en fout.




J'veux pas non plus virer tout ce qui me faisait tenir. Et déjà, j'oublie qui j'étais. Trois mois plus tard, je relève la tête. Finalement, j'survis plutôt bien sans le Patriarche... Ouais, ça sauve les apparences de dire ça, on sait trop que rien ne finit jamais vraiment. La scène aura beau changer, les acteurs resteront les mêmes au fond. J'ai changé de rôle. Fin de l'acte.




Il reste suffisament de bonheur dans le monde pour nous.
Hey, souris, ça réchauffe...





Petite, j'savais pas comment serait ma vie mais sans ma vieille peluche, elle perdrait des couleurs. J'm'étais promis que j'finirais avec lui.


.o0O°

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# Posté le dimanche 07 juin 2009 09:12
Modifié le mercredi 10 juin 2009 19:04

Venga... - Y matare nosotros -

   Venga... - Y matare nosotros -
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L'aube se lève au-dessus des bois. Rien n'est vraiment différent au fond. C'est juste un autre jour qui se lève. Mais aujourd'hui, y a une promesse dans l'air, celles d'hier sont effacés, dépassées, on les a juste oublié, et ça ne nous gêne plus...


Le Patriarche est loin, un mauvais souvenir, une nuit sans sommeil. Mais on finit toujours par retrouver le goût des nuits calmes, sous les étoiles. C'est con, j'ai plus grand chose à dire, et j'me répète. Ca me gonfle. Faut sérieusement que j'arrête, avant l'overdose...




(8) Si tout le monde tombe d'accord, j'veux être le seul à avoir tort (8)
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# Posté le lundi 01 juin 2009 08:49

Au fil du temps... - Les pensées s'amenuisent... -

Au fil du temps... - Les pensées s'amenuisent... -
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Et pourtant, on y danse...



C'est pas en fuyant ses lois qu'on deviendra grands. C'est pas en refusant d'accepter leurs lois. Et pourtant, faut pas s'y fier. Là, tout de suite, je me demande comment faudrait s'y prendre, mais moi pas comprendre. Alors on ferme les yeux. Et bonloc serait beau...



Se retrouver seul à seul, face à l'inconnu. Face à soi. C'est trop effrayant, alors on éteind pas la lumière quand on s'endort. Et on se réveille aussi fatigué qu'en couchant, rien n'a vraiment changé, juste la date. Nos démons seront encore là demain... Quelques illusions auxquelles on se raccroche, le fardeau d'un passé jamais assez éloigné...


Y a toujours ce gamin perdu sur le trottoir, il va pas pleurer, c'est presque un homme, alors il attend que sa mère vienne le chercher. Il sait qu'il va être puni que ce soir, il ne mangera pas. Comme tant d'autres soirs. Cette douleur dans le ventre, dans les tempes, celle qui étouffe les sons, qui assourdit les émotions, il vit avec depuis tellement longtemps. Il connait la faim, il connait le froid. Mas c'est presque un homme, et bientôt, il pourra défendre sa mère. Et les gens le bousculent. Pauvre tête blonde perdue dans cette marée de jambes, il se laissera porter par le flot. Qui peut dire ? Le vent le portera...


Et quand on comprendra ce qu'on écrit, quand on arrêtera de parler sur plusieurs niveaux, ce sera toujours aussi drôle ? Ou on aura vieillit, et plus rien ne sera comme avant. Mais parait-il, faut que tout change, pour que rien ne change. C'est pas tellement nous qui changeons, juste le décor et les gens...



Riot, riot riot, et à la fin, elles meurent... Fin de l'intrigue...
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# Posté le jeudi 21 mai 2009 08:04
Modifié le jeudi 28 mai 2009 15:36

A trop regarder en arrière... [ Je me suis perdue de vue ]

A trop regarder en arrière... [ Je me suis perdue de vue ]
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When I was young, I was different. There was more inside of me. So alone, yet a some of purpose. The guiding light of the order natured me. Daunted by the truth revealed. What I am ? What's my destiny ? A million souls, the priate incarnate ?


Les murs trembleront devant leur force. Le pouvoir des images, le pouvoir du son, leur seule force. Dérisoire en apparence, ils en vivront, en dépendront. Plus addictif qu'une drogue. J'aurai voulu les suivre, ouais, j'aurai vraiment aimé. C'était sans compter sur le Patriarche. Pas question que je m'écarte du rang, je rentre dans ses plans. Fallait pas tracer des plans sur la comète. Car plus dure est la chute. Ouais, on a le teen spirit à nos âges y parait. Alors ils vont s'employer à l'effacer. Et toi ? Tu comptes faire quoi ? T'as l'intention de les laisser te marcher dessus encore longtemps ? Idéaux massacrés, destins brisés, jeunesse étouffée, c'est ça l'avenir qu'on te promet. On est tous face aux mêmes contraintes. Seules les voix, seuls les visages changent. Rassure-toi, t'es pas seul, on a les même cicatrices. La râle de la jeunesse est comme un brulôt dans la nuit. Ok tu souffres, moi aussi. Mais t'inquiète pas, c'est qu'une épreuve de force. Ils veulent te faire plier.

All my friends are murderers (8)


Tous avant nous n'ont pas résisté...
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# Posté le samedi 09 mai 2009 18:49

Perdu dans tes foulards, tu regarderas le soir octobre qui s'abandonne...

Perdu dans tes foulards, tu regarderas le soir octobre qui s'abandonne...
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J'ai 17 ans et rester en vie a longtemps été pour moi une activité à plein temps, un programme, un horizon. Garder un semblant d'équilibre. Ne pas tomber en miettes ni fondre en larmes. Ne pas m'enfoncer, me laisser entraîner par ceux qui sont loin désormais, à qui j'étais lié et dont le poids me leste. J'ai 17 ans et peu importe. Je sais le poids des morts. Et je sais le mauvais sort. Je sais la perte et le saccage, le goût du sang, les années perdues et celles qui coulent entre les doigts. Je sais que rien n'est fiable, que tout se défait, se fissure et se brise, que tout fane et que tout meurt. La vie abîme les vivants et personne, jamais, ne recolle les morceaux, ni ne les ramasse. Nos vies sont les mêmes. Nos vies sont pareilles et inquiètes. Nos mémoires délavées, rongées par l'acide, trouées comme du mauvais coton. Notre avenir enfoui, notre histoire illisible, sans contours ni colonne vertébrale, toutes lumières éteintes. Nos vies sont modernes et oubliées, minuscules et laissées pour compte. Nos vies sont pareilles et désemparées. Nous avons grandi dans le silence inquiet, le vide que creusaient des lieux abstraits, inexistants, sans périphérie ni centre. Nous ne croyions en rien ni personne, et rien ni personne ne croyait en nous. Nos vies sont pareilles et sans recours. Nos enfances suintent la peur, nos adolescences se fracassent contre des murs invisibles. Nous n'avons pas connu l'histoire. Nous ignorons tout du sens de la marche. L'époque ne nous concerne pas et la société est une fiction trop immense pour seulement se la figurer. Nous allons et venons au gré du courant et tout nous glisse entre les doigts. Nous nous accrochons à ce qui nous rassure et nous retient, nous relie et ainsi, frottés les uns contre les autres sans jamais nous toucher, nous avons moins peur et quelque chose semble enfin se dessiner. Mais rien de précis ne s'affiche jamais nulle part. Nos vies sont pareilles et défigurées. Nous pleurons les mêmes morts et vivons dans la compagnie sombre des fantômes, nos corps s'enlacent et cherchent en vain l'impossible consolation. Et nous avons beau nous hisser sur la pointe des pieds, nous demeurons plus petits que nous-mêmes. Nos vies se débattent et crient dans la nuit, hurlent et tremblent de peur. Infiniment nous cherchons un abri. Un lieu où le vent siffle moins fort. Un endroit où aller. Et cet abri est un visage, et ce visage nous suffit...








On a décroché la balançoire, avec elle, les restes d'une enfance trop tôt finie...

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# Posté le samedi 09 mai 2009 05:29
Modifié le samedi 09 mai 2009 09:44